Elevage de Chèvres Miniatures de Compagnie
Situé dans le Maine-et-Loire (49)

Une déclaration obligatoire dès la première chèvre
Toute personne détenant au moins un ovin ou un caprin doit être enregistrée auprès de l’Établissement de l’élevage territorialement compétent, appelé ITAé (anciennement EDE).
Cette obligation concerne aussi bien les professionnels que les particuliers, quelle que soit la finalité de la détention : élevage, compagnie, médiation animale, ferme pédagogique, entretien d’un terrain ou présentation au public.
Les chèvres miniatures restent soumises à la réglementation applicable à l’ensemble des caprins. Leur petite taille et leur statut d’animal de compagnie ne les dispensent donc pas des obligations d’identification, de traçabilité et de suivi sanitaire.







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Les documents remis lors
de l'adoption
Le jour du départ, chaque chevreau doit être correctement
identifié et accompagné des documents nécessaires à sa
cession et à son déplacement.
L’éleveur remet notamment à la famille adoptante :
-
- le document de circulation correctement complété ;
-
- un contrat ou une attestation de cession ;
-
- les informations relatives à l’identification de chaque animal ;
-
- les documents sanitaires nécessaires, notamment ceux relatifs au statut brucellose de l’élevage d’origine ;
-
- une facture ou un justificatif de paiement lorsque la situation le nécessite.
À ces documents réglementaires peuvent s’ajouter un carnet de santé, une fiche de conseils, les résultats d’analyses éventuellement réalisées ainsi que les informations généalogiques connues.
Tous ces documents doivent être conservés précieusement.
Le document de circulation assure la traçabilité du déplacement, tandis que le contrat ou l’attestation de cession constitue la preuve du transfert de propriété.


Déclarer l’arrivée de vos chèvres
Après l’arrivée des animaux, le nouveau détenteur doit contacter rapidement l’ITAé dont dépend leur lieu d’hébergement.
Le document de circulation remis par l’éleveur permet d’enregistrer l’entrée des chèvres sur leur nouveau lieu de détention. La notification du mouvement doit être réalisée dans un délai maximal de sept jours.
Lors d’une première détention, l’ITAé indique les documents à transmettre et les démarches à accomplir pour ouvrir le dossier. Il attribue notamment :
-
- un numéro national de détenteur, qui identifie la personne responsable des animaux ;
-
- un numéro d’exploitation, anciennement appelé numéro de cheptel, qui identifie leur lieu de détention.
Selon les territoires, d’autres justificatifs peuvent être demandés, notamment une pièce d’identité, un justificatif de domicile, le document de circulation ou un document relatif au statut sanitaire de l’élevage d’origine.
Les modalités pouvant varier d’un ITAé à l’autre, il est recommandé de contacter le service compétent dès l’arrivée des animaux.
Pensez également aux règles locales
Avant d’accueillir des chèvres, renseignez-vous auprès de votre mairie sur les éventuelles règles locales concernant la détention d’animaux, l’implantation des abris, les distances à respecter et les nuisances de voisinage. Il est également conseillé de vérifier auprès de votre assureur que votre contrat de responsabilité civile couvre les dommages que pourraient occasionner vos animaux, notamment en cas de fuite ou d’accident.


Désigner un vétérinaire sanitaire
Tout détenteur d’ovins ou de caprins doit désigner un vétérinaire sanitaire dès le premier animal détenu.
Cette désignation permet d’identifier le vétérinaire habilité à intervenir dans le cadre des opérations sanitaires réglementaires, notamment pour la prophylaxie et la surveillance de certaines maladies.
Le formulaire de désignation est généralement fourni par l’ITAé, la DDETSPP, le GDS ou directement par le vétérinaire choisi. Celui-ci doit accepter la désignation avant sa transmission à l’administration.
Le vétérinaire sanitaire peut également être le vétérinaire habituel du troupeau, à condition qu’il dispose de l’habilitation nécessaire.


Identification, mouvements et registre d'élevage
Toutes les chèvres doivent être identifiées conformément à la réglementation, quels que soient leur taille, leur utilisation et le nombre d’animaux détenus. Cette obligation concerne donc également les chèvres miniatures vivant comme animaux de compagnie.
Chaque animal reçoit un numéro national unique qui lui est attribué à la naissance et le suit durant toute sa vie. Ce même numéro figure sur ses deux repères d’identification ainsi que sur ses documents de circulation.
Deux repères obligatoires
Les caprins doivent porter deux repères officiels agréés : l’un électronique et l’autre conventionnel.
Plusieurs combinaisons sont autorisées :
-
- une boucle auriculaire conventionnelle et une boucle auriculaire électronique ;
-
- une boucle auriculaire conventionnelle et un paturon électronique ;
-
- une boucle auriculaire électronique et un paturon conventionnel.
Le paturon est une bague placée autour d’une patte arrière. Il peut remplacer l’une des deux boucles auriculaires, mais pas les deux : le premier repère posé doit obligatoirement être auriculaire.
Les chevreaux doivent être identifiés au plus tard dans les six mois suivant leur naissance et, dans tous les cas, avant leur départ de l’élevage.
Notre position sur les boucles auriculaires
Les oreilles des chèvres miniatures sont particulièrement petites et les repères peuvent parfois être lourds ou disproportionnés. Ils peuvent également s’accrocher accidentellement dans une clôture, un filet, un râtelier ou un branchage et occasionner des blessures importantes.
Pour des raisons de bien-être et de sécurité, nous avons donc choisi de ne poser aucune boucle aux oreilles de nos animaux.
À la suite d’une visite de contrôle portant sur l’identification de notre cheptel, une tolérance écrite a été accordée à notre élevage : nos chèvres portent uniquement leur repère officiel de paturon.
Cette disposition constitue une tolérance particulière accordée à notre élevage. Elle ne doit pas être interprétée comme une dérogation nationale applicable à l’ensemble des détenteurs de chèvres miniatures.
Lors du départ d’un animal, les boucles auriculaires officielles correspondant à son numéro d’identification sont systématiquement remises en main propre à sa nouvelle famille. L’adoptant devra ensuite se rapprocher de l’ITAé de son département afin de connaître les modalités d’identification qui lui seront applicables après le changement de détenteur. Selon leurs instructions, la pose des boucles pourra lui être demandée.
Nous restons favorables à une évolution nationale du système d’identification afin qu’une solution adaptée à la morphologie et à l’usage des chèvres miniatures puisse être officiellement reconnue. L’ANCMF - Association Nationale de la Chèvre Miniature Française œuvre notamment pour faire connaître ces difficultés auprès des instances compétentes.

En cas de perte ou de détérioration
Les repères d’identification ne doivent pas être retirés volontairement, remplacés par des boucles fantaisie ou échangés entre deux animaux.
En cas de perte, d’arrachage ou de détérioration d’un repère, le détenteur doit contacter rapidement son ITAé afin de commander un repère de remplacement portant le même numéro. La perte et la date de pose du nouveau repère doivent être consignées dans le registre d’élevage.
Mouvements et traçabilité
Chaque entrée ou sortie d’un caprin doit :
-
- être accompagnée d’un document de circulation correctement rempli ;
-
- être inscrite dans le registre d’élevage ;
-
- être notifiée à l’ITAé dans un délai maximal de sept jours.
Le registre d’élevage rassemble les informations relatives aux animaux, à leurs mouvements et à leur suivi sanitaire. Il contient notamment les documents de circulation, les recensements annuels, les ordonnances, les traitements administrés, les résultats d’analyses et les comptes rendus des interventions vétérinaires.
Les documents relatifs à l’identification et aux mouvements doivent être conservés pendant au moins cinq ans.
Les obligations annuelles du détenteur
Chaque année, l’ITAé adresse au détenteur un formulaire de recensement des ovins et des caprins.
Celui-ci permet notamment de déclarer :
-
- le nombre d’animaux de plus de six mois présents au 1er janvier ;
-
- le nombre de naissances survenues au cours de l’année précédente ;
-
- les éventuelles modifications ou cessations d’activité.
Les chèvres miniatures ne disposant pas toujours d’une catégorie spécifique sur le formulaire, il est préférable de demander à son ITAé dans quelle rubrique les inscrire.
L’enregistrement et les services liés à l’identification peuvent donner lieu à une cotisation annuelle. Son montant et son mode de calcul varient selon les territoires, l’effectif détenu et les mouvements enregistrés.
Le troupeau est également soumis à la réglementation sanitaire concernant la brucellose ovine et caprine. Les modalités et la fréquence des contrôles peuvent varier selon le département et la situation du cheptel. Certains petits détenteurs peuvent bénéficier d’une dérogation aux contrôles, mais celle-ci n’est ni automatique ni fondée uniquement sur le nombre d’animaux : elle doit être demandée et accordée sous conditions.
Pour connaître précisément les démarches applicables, rapprochez-vous de votre ITAé, du GDS, de la DDETSPP ou de votre vétérinaire sanitaire.



Dépistages et suivi sanitaire de l'élevage
La santé du troupeau fait l’objet d’un suivi régulier associant les contrôles réglementaires, des dépistages volontaires et une observation quotidienne des animaux.
L’élevage participe à la prophylaxie réglementaire de la brucellose selon le calendrier défini par les autorités sanitaires. Le dernier contrôle a été réalisé en 2021 et la prochaine campagne est prévue début 2027.
Des dépistages volontaires complémentaires
Tous les animaux de l’élevage âgés de six mois et plus sont intégrés au protocole de surveillance sanitaire.
La paratuberculose fait l’objet de deux campagnes de dépistage par an, associant :
-
une recherche sérologique par méthode ELISA ;
-
une recherche par PCR environnementale réalisée sur des mélanges de fèces.
La dernière campagne, effectuée en décembre 2025, a donné des résultats négatifs.
La fièvre Q et le CAEV sont également recherchés périodiquement par sérologie ELISA. Les résultats de la précédente campagne étaient négatifs. Ces deux dépistages seront renouvelés début 2027, en même temps que la prochaine prophylaxie de la brucellose.
Les résultats présentés correspondent à la situation sanitaire du troupeau au moment des prélèvements. Un résultat négatif ne constitue pas une garantie absolue d’absence d’infection, mais la répétition des analyses permet d’améliorer la surveillance dans le temps.
Une attention particulière portée aux nouveaux animaux
Les chevreaux introduits dans l’élevage sont intégrés au protocole de dépistage dès l’âge de six mois.
Nous veillons également à sélectionner des animaux provenant d’élevages qui mettent en place un suivi sanitaire et pratiquent, au minimum, le dépistage de la paratuberculose.
Un suivi sanitaire tout au long de l’année
Au-delà de ces dépistages, la surveillance du troupeau repose notamment sur :
-
l’observation quotidienne du comportement, de l’appétit et de l’état général des animaux ;
-
le contrôle régulier de leur état corporel ;
-
la réalisation de coproscopies afin d’adapter le suivi parasitaire ;
-
l’utilisation raisonnée des traitements antiparasitaires selon les résultats et les conseils vétérinaires ;
-
le parage régulier des onglons ;
-
la surveillance des mises bas et des éventuels avortements ;
-
la tenue du registre d’élevage et l’enregistrement des soins réalisés ;
-
l’accompagnement du vétérinaire lorsque la situation le nécessite.
Une rotation des pâtures est également organisée, actuellement tous les six mois, afin de limiter autant que possible la pression parasitaire et de préserver les parcelles.
En cas d’alerte sanitaire susceptible de concerner un animal né ou ayant séjourné dans notre élevage, les familles concernées sont personnellement informées, y compris plusieurs années après son départ.
Cette démarche ne consiste pas seulement à rechercher des maladies : elle permet de suivre l’évolution sanitaire du troupeau, de repérer rapidement une anomalie et d’adapter les mesures de prévention aux besoins réels des animaux.
En cas de décès d'un caprin
Lorsqu’une chèvre ou un bouc décède, son corps ne peut pas être enterré dans le jardin, abandonné dans la nature ni déposé avec les déchets ménagers.
Le détenteur doit contacter un service d’équarrissage dans les meilleurs délais et au plus tard dans les quarante-huit heures suivant le décès. L’entreprise indique les modalités de conservation et de présentation du corps dans l’attente de son enlèvement.
Le décès doit également être déclaré auprès de l’ITAé, au plus tard lors de l’enlèvement du cadavre, afin que l’animal soit retiré de l’effectif du lieu de détention. Les consignes concernant la récupération ou la remise des repères d’identification doivent être demandées à l’équarrisseur.
Les modalités de prise en charge et de facturation de l’équarrissage varient selon les territoires et les dispositifs locaux. La cotisation annuelle peut couvrir tout ou partie de ce service, mais cela doit être vérifié auprès de l’ITAé ou de l’organisme gestionnaire.
Après le départ du dernier animal, le détenteur doit également signaler la cessation de son activité à l’ITAé.
Sans cette démarche, le numéro d’exploitation peut rester actif et continuer à générer une cotisation annuelle.


